Thursday, March 08, 2007

(glory)hall of fame.

Manu a résolu l'énigme.

Je lui offre la gloire éternelle en le nommant ici. 4 visites par trimestre assurées.

Si les 3 autres veulent s'y essayer, je ne dévoile pas la réponse.

Wednesday, March 07, 2007

scène de la vie quotidienne.

un mec (gros), fameux modérateur d'un exécrable forum, s'adresse en ces termes à un gentil chroniqueur de manga, percé à l'oreille gauche, et encore vierge de tout contact avec le forum susmentionné :

le monde est divisé en deux. toi, tu n'appartiens pas à la partie qui m'intéresse.

A votre avis, que fait le gentil chroniqueur?

une surprise pour le premier qui trouve la bonne réponse.

Thursday, September 14, 2006

à tous ceux qui m'ont souhaité un bon anniversaire, merci
même le numéro fantôme
même les mangaversiens de mangavoraces qui ne l'auraient pas fait s'ils savaient ce que je pense de leur forum
même ceux qui m'annoncent leur mariage dans le même mail, histoire qu'on se sente et qu'on soit vieux tous ensemble (au passage, c'est une super nouvelle, bravo)
etc
etc

et en fait

merci à tous ceux qui ne m'ont pas souhaité un bon anniversaire

et merci aussi à tous ceux à qui je n'ai jamais souhaité un bon anniversaire, sans eux je ne serais pas le même

Monday, May 15, 2006

Tuesday, March 21, 2006

bon. ça fait deux bons mois que j'ai rien pondu ici. j'ai rien pondu, et pourtant ça couve, cherchez l'erreur.




j'ai envie de parler de Gesch. Gesch à la base, c'est un pote. un bon pote. on a bu ensemble, on a dit des conneries ensemble, on a fait les vendanges ensemble. maintenant, Gesch, c'est entre le pote et le personnage qui suscite une admiration constante. y'a qu'a ecouter ses chansons pour comprendre.

deja la premiere fois que je l'ai entendu chanter, j'avais pas trop saisi. on en rencontre, dans la vraie vie, des gars qui ont des voix comme ca? je pensais pas. et pourtant des musiciens/chanteurs à Lyon, j'en connaissais quelques uns. bref, la premiere fois que je l'ai entendu chanter, c'etait une reprise de Brassens. c'etait presque a l'epoque ou sinsemilia (ouh putain) reprenait "la mauvaise reputation". en voila, un contexte. Gesch, il avait choisi "pauvre martin". peut etre parce que c'est la plus triste? peut etre parce qu'il se retrouvait dedans? peut etre parce que sa voix grave et reguliere rendait les paroles encore plus dramatiques? j'en sais rien. c'etait la premiere fois que je l'entendais chanter. je suis pas specialement melomane, hein. mais c'etait beau. et quand je flippe tout seul dans mon salon, ca me rassurerait, quelque part, de remettre la main sur le disque qu'ils avaient fait, avec son groupe. mais je le cherche pas, peut etre parce que la beauté, c'est dangereux, mêlée aux souvenirs.

ensuite je suis parti à Paris, et pendant un moment, j'ai pas eu de nouvelles de Gesch. alors que je stagnais (et je stagne toujours) à la capitale, lui il avancait. je dis qu'il avancait, mais ca et le reste, ce ne sont que des suppositions. que des reflexions absolument personnelles ; finalement je ne connais de Gesch que sa musique. sa musique de maintenant. celle qui non contente de me faire fretiller les oreilles, m'a aussi rappelé que ca sert a rien de se croire fort si on a pas le pied gauche aussi précis que le droit. je suis pas clair, hein? c'est normal, c'est fait pour.

bon, alors, qu'est ce que ca a de si terrible, Gesch?

premierement, le nom du groupe. Gesch et les otakus. si vous faites partie des gens qui me connaissent comme japonisant lecteur de manga, vous allez vous demander pourquoi je trouve ca genial. apres tout etre un otaku, c'est pas le pied. mais voila, il semblerait que Gesch se soit accaparé ce mot et l'ait integré à son univers. on vous dit otaku, vous repondez dessin animé, manga, j-pop, conventions, etc. Gesch vous parle de Road Runner, de Sisyphe, de Georges Perec. en fait, Dieu sait ce qu'il imagine vraiment pour un otaku. une sorte d'être ambigu, perdu quelque part entre sa soif de posseder des petites choses et sa melancolie de chambre? un Peter Pan qui s'assume pas? ou quelque chose de tellement plus profond que je serais bien en mal de le comprendre? je penche pour la troisième solution. a vrai dire, j'en sais foutre rien. le plus étonnant, voire le plus troublant, c'est que deux des otakus de Gesch sont de charmantes jeunes femmes qui ont l'air de tout sauf d'otakus au sens ou moi (et d'autres moins bien intentionnés) l'entendent. je pense pas que Gesch ait jamais rencontré un vrai otaku, c'est ca qui sent bon.

evidemment, la musique. la ça va coincer, j'y connais rien. en revanche je sais ce que mes oreilles me disent. et quand j'ecoute Gesch, elles me disent merci. je pourrais faire un paragraphe sur la musique, et un autre sur les mots, mais je pense pas que ca vaille le coup. elle dépend d'eux, ils dependent d'elle, non? qu'en penserait-il? (bah, je peux pas me poser la question, sinon ca sert a rien d'ecrire toute cette merde. je me fous de ce qu'il en pense, vu qu'au fond je parle pas de Gesch, mais de moi entrain d'ecouter Gesch). donc je disais : ce qui ressort de cette musique, c'est une sorte de légéreté plombée de gravité, c'est connement paradoxal, je vois pas comment le dire autrement. Y'a la mélodie qui semble voler, et les mots bien cloués au sol la suivent du regard... c'est nul comme formulation, merci les limites de l'esprit. les mots ont pas vraiment d'yeux, pas plus que la musique n'a d'ailes, mais on dit bien que les murs ont des oreilles, alors... d'ailleurs je leur conseillerais d'ecouter un peu. depuis que Gesch a formé son crew d'otakus, sa musique est encore plus riche. les violons et l'autre truc, la, ont vraiment apporté quelque chose. une dimension plus celeste encore, plus evasive, plus onirique, tout ca. comme un echo a l'univers graphique du site, d'ailleurs... et ouai, Gesch c'est aussi une finesse pitcurale. baladez vous vous comprendrez, c'est aussi lui le concepteur.

tout cela ressemble aux poemes qu'on adore, mais qu'on pane pas. aux tableaux qu'on trouve jolis, sans savoir pourquoi. ouai, ce mec ressemble a un poete maudit. la nostalgie, l'alcool, la connaissance. Ses textes sont tellement raffinés et bourrés de references qu'on en vient meme a s'agacer, parfois. Ou a-t-il bien pu choper toute cette culture? surement pas en fac de lettres, allez.

y'a une magie dans ces chansons, une etincelle introuvable ailleurs. la voix, les mélodies, les choeurs, les violons, tous ces trucs qui se repondent, au final, ca fait de la vraie musique. justement, quand je parle de Gesch, je vois plus le pote avec qui je deconnais a bloc, je vois un mec bosseur, qui s'est déchiré pour donner vie a son univers, pour le rendre attrayant sans le trahir, ca ressemble a une prouesse.

hey, c'est quand meme un pote, alors alllez voir son site, et commandez lui un album. quand son groupe sera célèbre et adulé, ca sera un collector.

Thursday, January 26, 2006

le fansub, qu'est ce que c'est?

quelques éléments de réponse :

- un fansubber français (francophone) traduit vers l'anglais les sous-titres français d'un film japonais, en l'occurence Kids Return
ma femme va prendre son pied ce soir devient my wife is going to take her foot tonight
allons prendre un verre devient let's take a glass

- un fansubber toujours français traduit vers le français les sous-titres anglais d'un film japonais, en l'occurence April Story
when I made it to the university devient quand je l'ai fait à l'université

(...)

il existe des milliers d'exemples. je connais même quelqu'un qui a trouvé un smiley dans un fansub de Porco Rosso.
après tout, pourquoi pas, hein?





Saturday, January 07, 2006

Skywhales?

De quoi me souviens-je au juste? D'une ambiance, de couleurs, d'êtres qui nous renvoient notre image, l'impermatinence de toutes choses? Comme une empreinte de pas sur mon esprit trop jeune alors. Ces dix minutes de nostalgie dont il ne reste que des traits vagues, flous, passagers. Rattraper un bonheur qui m'a dépassé, c'était peut-être le but de cette quête. Une quête dans le vide, dans un vide certain, vu la dureté de la chose. Ces images sont absentes, introuvables, comme la douce lumière de mon enfance. Tout s'est imbriqué et c'est une sorte d'abandon honteux. Je cherche, je ne trouve pas, je ne cherche plus. Ne pas mettre un prix sur le passé. Chercher Skywhales que j'ai perdu, c'est me chercher moi-même : la simplicité. Me rendre à moi-même une force disparue. Personne ne m'aide, je n'aide personne. Puis j'oublie. Puis c'est le retour de la Reine. Celle qui m'aime et me guide. D'un sourire elle me rend des morceaux de ma conscience. Et en ce jour, pleine d'une force claire comme la lune, elle m'a rendu un morceau de mon passé. J'ai encore du chemin à faire, mais c'est un jour heureux. Ses yeux quand j'ai ouvert le paquet, mes yeux dans ses yeux quand j'ai ouvert le paquet. Elle sait. Nul besoin d'en dire plus.